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3 septembre 2010


Un nouveau partenariat public/privé contre le cancer du sein
[11 mars 2010 - 10h10]

Un nouveau partenariat public/privé contre le cancer du sein

L’Institut Curie annonce le lancement d’un partenariat de recherche avec le laboratoire Roche. Les deux protagonistes viennent de débuter un programme de travail sur une nouvelle molécule, qui ciblera les cancers du sein les plus agressifs.

Chaque année en France, 52 000 nouveaux cas de cancers du sein sont déclarés. Ils entraînent 11 000 décès, ce qui en fait le cancer féminin le plus meurtrier. Il en existe trois grandes catégories, en fonction de la présence en surface des cellules tumorales de bio-marqueurs spécifiques :
- Les cancers dits de type « luminal »sont sensibles aux traitements anti-hormonaux. Ils représentent 70% du total ;
- Les cancers de type HER2+, sensibles aux traitements dirigés contre le récepteur du facteur de croissance situé à sa surface. Ils représentent 15% des cas de cancers du sein ;
- Pour les 15% restant, aucun traitement spécifique n’est aujourd’hui disponible. Et la capacité de résistance et de récidive de ces tumeurs est porteuse de mauvais pronostic.

« De nouvelles approches thérapeutiques sont nécessaires » insiste le Dr Didier Decaudin, cancérologue au laboratoire d’investigations précliniques de l’Institut Curie. Elles passent par une médecine plus personnalisée.

Une nouvelle molécule, développée par Roche, pourrait justement cibler ces cancers particulièrement agressifs. La recherche privée s’est ici associée à la recherche publique pour un partenariat de trois ans.

L’Institut Curie étudiera les modifications induites par la molécule sur la tumeur, pour explorer son mode d’action et mieux en prédire les effets. « Pour l’instant, l’absence d’identification des mécanismes d’action de ce nouveau traitement ne permet pas de cibler au mieux les patientes : nous ne donnons plus n’importe quel traitement à n’importe quelle femme » poursuit le Dr Decaudin. « Ce partenariat nous permettra d’identifier les patientes susceptibles d’être sensibles à cette molécule. »

Source : conférence de presse Curie/Roche, 9 mars 2010.
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