mis à jour le 27 juillet 2010 à 15h48]
La – très dense – édition du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publiée aujourd’hui par l’Institut de Veille sanitaire (InVS), est entièrement consacrée à l’épidémiologie récente de certaines maladies infectieuses. Dengue, chikungunya, légionellose ou TIAC - les toxi-infections alimentaires collectives - les conclusions de l’InVS se succèdent… et ne se ressemblent pas.
Dengue et de chikungunya : un courant d’importation. Entre 2008 et 2009, près de 700 cas de dengue et 86 cas de chikungunya ont été diagnostiqués en France métropolitaine. La majorité a été observée en Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur. La surveillance confirme le risque d’importation de ces fièvres hémorragiques par des voyageurs de retour de zone d’endémie. En ce qui concerne la dengue, 39% des patients avaient séjourné en Asie, 34% en Amérique Latine… Pour le chikungunya, la zone d’acquisition est moins connue. En 2008, seuls 8 cas ont pu être identifiés, dont 3 venant de la Réunion.
Les progrès de la couverture vaccinale chez l’enfant. Pour la période 2004-2007, « les couvertures (vaccinales contre) diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche et Haemophilus influenzae b (Hib) étaient stables et élevées : environ 90% pour 3 doses plus un rappel. Les couvertures rougeole, rubéole et oreillons (RRO) et hépatite B étaient en progression. Elles étaient de 90% pour la couverture RRO et de 42% (contre seulement 30% en 2004 – ndlr) pour la couverture hépatite B en 2007. La couverture BCG a diminué pour atteindre 78,2% la même année. »
En résumé, Les recommandations vaccinales sont bien suivies pour les valences diphtérie, tétanos, polio, coqueluche et Hib. Les couvertures déjà élevées en 2004 sont restées stables jusqu’en 2007. En revanche, en dépit d’une certaine progression, les couvertures vaccinales contre l’hépatite B et la rougeole demeurent insuffisantes.
Les cas de légionellose en 2009. Depuis 2006, les données de surveillance ont montré une diminution de l’incidence de la légionellose en France. Cette tendance est confirmée en 2009, avec 1 206 cas enregistrés correspondant à une incidence en France métropolitaine de 1,9 pour 100 000 habitants. La diminution de 21% des cas entre 2005 et 2009 suggère que l’objectif fixé par la Loi de Santé publique pourrait être atteint dans les prochaines années.
L’explosion des TIAC en France, entre 2006 et 2008 Au cours de cette période, les toxi-infections alimentaires ont concerné 3 127 foyers en France. Les autorités sanitaires ont déclaré 33 404 malades, dont 2 302 ont fait l’objet d’une hospitalisation. Ces infections ont par ailleurs provoqué la mort de 15 victimes. Le nombre de déclarations a pratiquement doublé entre 2006 et 2008, si l’on compare ces chiffres avec ceux des trois années précédentes. Les salmonelles ont représenté quasiment la moitié des foyers confirmés.
Parmi tous ces foyers, 46% étaient liés à une erreur dans la préparation ou un délai excessif entre la préparation et la consommation des aliments. Le non respect de la chaîne du froid ou un équipement inadéquat ont constitué les principaux facteurs de contamination.
Pour en savoir plus, consultez le Bulletin épidémiologique hebdomadaire du 27 juillet 2010.
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