A New York, la poussière est retombée… mais l’asthme s’envole
Six ans après l’attentat contre les tours jumelles, près de 4% de l’ensemble des sauveteurs et de ceux qui ont travaillé dans les décombres du World Trade Center en 2001, souffrent d’asthme. Un taux qui grimpe à 7% pour ceux qui sont restés plus de 3 mois sur le site…
C’est la révélation d’une étude centrée sur 25 000 personnes qui ont oeuvré à Ground Zero, dans les ruines des tours jumelles. Les chiffres sont plus de 12 fois supérieurs à ce qui aurait pu être attendu pour cette population si l’attentat n’avait pas eu lieu.
Avec le recul, les auteurs déplorent également qu’un trop grand nombre de personnes ait travaillé sans porter d’appareil de protection respiratoire. « La plus forte incidence d’asthme se retrouve parmi ceux qui en ont été privés » regrette le Dr Thomas Frienden, du Service médical de la ville de New York. « L’inhalation des poussières est fortement liée à la survenue d’affections respiratoires. Ces résultats rappellent l’importance de porter des équipements adéquats en de telles circonstances. Même si dans l’urgence, il n’est pas si simple de s’organiser pour équiper tout le monde ».
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