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17 mai 2012


Adieu mercure

[10 septembre 1997 - 16h57]
[mis à jour le 7 février 2002 à 14h27]

Les britanniques - et bien d’autres étrangers - peuvent pousser un soupir de soulagement : s’ils sont hospitalisés en France ils vont bientôt échapper à la prise de la température dans l’anus. Et l’image de l’infirmière faisant deux fois par jour la tournée des chambres avec son pot de thermomètres trempant dans l’alcool ne devrait plus figurer qu’à la rubrique « Rétro ». Ce n’est pas une petite révolution, car pas moins de cinq millions de thermomètres à mercure sont jusqu’à présent « consommés » chaque année dans les hôpitaux, ce qui représente 2 tonnes de mercure à éliminer… plutôt mal que bien. De plus, les « accidents » thermométriques sont loin d’être rares !

Le Conseil supérieur d’hygiène publique a donc recommandé que les vieux modèles soient abandonnés courant 1998. Les thermomètres électroniques vont prendre la relève : soit l’appareil à garder une minute dans la bouche, soit le modèle à infrarouge qui en très peu de temps mesure dans l’oreille la température du tympan. Et l’hygiène y gagnera ce que les vieilles habitudes y perdront.

Source : Eurosurveillance, 11 décembre 1997.

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