Alcool, drogues illicites et travail : les chiffres français
Alcool, cannabis et autres drogues illicites : dans quels secteurs d’activité trouve-t-on le plus de consommateurs de substances psychoactives en France ? Pour répondre à cette question, l’Institut national de Prévention et d’Education pour la Santé (INPES) a réalisé un Baromètre Santé spécifiquement centré sur le sujet. Près de 28 000 Français ont été interrogés dans le contexte de leur cadre de travail. Les résultats en fait, montrent qu’il existe de fortes disparités entre les secteurs professionnels.
Alcool : les agriculteurs trinquent
Quotidienne ou ponctuelle, la consommation d’alcool apparaît particulièrement fréquente parmi les actifs des secteurs de l’agriculture et de la pêche. On y retrouve 16,6% d’usage quotidien, contre 7,7% parmi l’ensemble des actifs. Les travailleurs de la construction les suivent de près, puisque pratiquement un salarié sur huit (13,4%) boit quotidiennement. Malheureusement, ce travail s’attache seulement à identifier les corps de métiers les plus enclins à la consommation d’alcool… sans prendre en compte la question des doses absorbées. Or sans cette donnée, il paraît difficile d’en tirer la moindre conclusion fiable sur l’incidence réelle des consommations pathologiques ou à tout le moins, problématiques.
Drogues illicites : les artistes en première ligne
Pour le cannabis et les autres drogues illicites, changement de panorama. Au total 6,9% des actifs français consommeraient du cannabis dans l’année. Avec cependant de larges disparités. Ainsi seraient-ils plus nombreux parmi les secteurs des arts et du spectacle (16,6%), de la construction (13,3%) et de l’hébergement/restauration (12,9%).
Les actifs exerçant dans les secteurs de la restauration et ceux des arts et du spectacle seraient également, les plus importants consommateurs d’autres drogues illicites comme la cocaïne, l’ecstasy, les poppers…
Quelques bons élèves
A l’inverse, des consommations plus faibles sont observées dans quatre secteurs d’activité : l’enseignement (5,2%), la santé humaine et l’action sociale (4%) ainsi que l’administration publique (3,6%).
Des pratiques masculines ?
Toutefois, « les analyses par secteur d’activité doivent être interprétées avec précaution, en raison du caractère fortement sexué de certains d’entre eux », souligne l’INPES. Par exemple, le secteur « de la construction compte 90% d’hommes. La santé et l’action sociale en revanche rassemblent 83% de femmes. Les comportements de surconsommation masculine que l’on peut observer dans l’agriculture, la pêche et la construction, ne se retrouvent pas chez les femmes exerçant dans ces corps de métiers ».
Aller plus loin : Consultez l’ensemble des résultats du Baromètre Santé consacré aux consommations de substances psychoactives en milieu professionnel.
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