Au Bangladesh, une mort sur cinq est due à l’arsenic
« C’est l’empoisonnement de masse le plus important de l’histoire ». L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) lance un cri d’alarme à propos du Bangladesh, où un décès sur cinq serait imputable à la consommation d’eau contaminée par de l’arsenic. Et cela, même en petites quantités.
L’équipe du Pr Habibul Ahsan de l’Université de Chicago, a mesuré la présence d’arsenic dans les urines de près de 12 000 Bengalis. Au cours des 6 années de suivi de cette population, 407 personnes sont décédées. Dont 21% suite à la consommation d’eau contaminée.
Le constat est sans appel : plus la concentration d’arsenic dans les puits est élevée, plus le risque est important. A long terme, l’exposition à l’arsenic augmente les risques de cancers du foie, du rein, de la vessie ou de la peau, ainsi que de maladies cardiovasculaires… Les auteurs à ce stade, n’ont pu établir avec précision le seuil de toxicité de cette substance. L’OMS avançait jusqu’à présent la valeur de 10 microgrammes par litre comme une sorte de seuil de sécurité mais les auteurs ont apparemment constaté des décès à des taux inférieurs.
Soulignons enfin que ce problème de santé publique n’est pas circonscrit au Bangladesh. Il concerne en fait 70 pays dans le monde, parmi lesquels la République populaire de Chine, l’Argentine, le Chili ou le Nouveau-Mexique pour ne citer qu’eux...
99 dépêche(s)
Pollution chimique : des vaccins moins efficaces
Du poison dans nos poissons d’eau douce ?
Un gaz tueur dans nos voitures ?
Nucléaire : les centrales françaises jugées bonnes pour le service
Le formaldéhyde bientôt classé cancérogène
Irradiations nucléaires : bientôt un traitement ?
Allergisant, volatil… un anti-moisissures bientôt interdit
Chauffage et monoxyde de carbone : ne risquez pas l’intoxication




