Botulisme en France : des cas « inhabituels » appellent à la vigilance
Le nombre de cas de botulisme observés en France tend à diminuer depuis quelques années. Entre 2003 et 2006, seuls 96 malades ont été déclarés. En revanche, des formes inhabituelles de la maladie ont été identifiées chez des enfants et des toxicomanes, soulignant la nécessité d’une surveillance attentive.
Le botulisme - maladie à déclaration obligatoire - est une intoxication alimentaire gravissime qui engage souvent le pronostic vital. En France, le principal vecteur est la charcuterie artisanale. Dans un travail publié cette semaine dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), des chercheurs de l’Institut Pasteur et de l’Institut de Veille sanitaire (InVS) ont passé en revue les données disponibles pour les années 2003-2006.
Durant cette période, 96 malades ont été déclarés, dont seulement neuf en 2006. L’incidence moyenne annuelle quant à elle a été de 0,51 patient par million d’habitants. Un taux qui reste stable depuis 1991. Rien de nouveau, donc. En revanche, l’identification de formes inhabituelles de la maladie – 3 cas de botulisme infantile et 2 par blessure chez des toxicomanes - interpelle les auteurs. Cette évolution selon eux, « souligne la nécessité d’une surveillance attentive et renforcée pour une meilleure compréhension de l’épidémiologie du botulisme, afin de mettre en oeuvre des mesures de prévention et de contrôle adaptées ».
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