Cancers et téléphone portable : les experts toujours circonspects
Interphone, le plus vaste projet de recherche sur le lien entre les téléphones portables et la survenue de tumeurs approche de sa conclusion.
Une conclusion qui pourrait bien ne pas en être une, tellement les nuances sémantiques et les pincettes employées par les auteurs sont nombreuses.
Treize pays, autant d’études nationales avec à ce jour… aucune certitude sur la dangerosité du portable. Certes, « la mise en commun des données scandinaves et d’une partie (de celles) du Royaume-Uni a permis de dégager un risque de gliome (tumeur cérébrale n.d.l.r.) significativement accru » a précisé le Centre international de recherche sur le cancer de Lyon (CIRC), coordonnateur d’Interphone avec l’OMS. Un risque à mettre « en relation avec l’utilisation de téléphones portable du côté de la tête où la tumeur s’est développée pour une période de 10 ans ou plus ».
Mais immédiatement, les auteurs introduisent le doute en soulignant que « ces résultats pourraient représenter soit un rapport de cause à effet, soit un artéfact qui serait lié à la différence de rappel entre les cas et les témoins »... En d’autres termes, à un biais méthodologique. Il semblerait donc que le débat sur la dangerosité des téléphones portables soit encore loin d’être tranché. Précisons toutefois qu’il ne s’agit là que de conclusions intermédiaires. La version finale de l’étude Interphone ne devrait pas être publiée avant 2009. Nous y reviendrons.
126 dépêche(s)
Petits mais costauds… face au cancer et au diabète !
Cancer du rein métastatique : des traitements plus courts
Cancer : la recherche en direct avec la Ligue
Cancer de l’amiante : la déclaration devient obligatoire
Thérapies ciblées contre le cancer : de plus en plus de tests
Cancers et obésité : le lien se précise…
L’INCa remet une couche sur les dangers des UV artificiels
Sarcomes : trop de diagnostics erronés




