Cannabis et sclérose en plaques : une association à risques
Les patients souffrant de sclérose en plaques (SEP) sont-ils plus sensibles aux effets du cannabis ? Sans doute, si l’on en croit un scientifique canadien. Anthony Feinstein et ses collègues (Toronto) évoquent en effet une augmentation du risque de « troubles cognitifs », mais aussi de dépression chez les consommateurs réguliers.
Après avoir fait subir des tests cognitifs (apprentissage, mémoire…) à 140 patients atteints de SEP, ils ont en effet noté que « les fumeurs réguliers de cannabis ont été deux fois moins performants que les autres ».
« C’est une information importante », pour les patients fumeurs bien sûr, mais aussi « pour la minorité de malades qui utilisent le cannabis comme thérapie, même si l’intérêt scientifique (de cet usage) n’a jamais été établi » poursuit Feinstein. Il fait allusion par ces propos, aux quelques pays dans lesquels l’usage thérapeutique du cannabis est autorisé. C’est le cas parce exemple au Canada, aux Pays-Bas ou dans certains des Etats américains.
Le chercheur canadien a également observé chez ces patients, une « association significative entre le fait de fumer du cannabis et le risque de dépression ». Un lien qui en l’occurrence ne serait pas spécifique, puisqu’il a déjà été constaté dans la population générale.
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