Chocolat et dépression : l’œuf ou la poule ?
[mis à jour le 7 juillet 2010 à 15h58]
La relation entre la dépression et le chocolat, c’est un peu l’histoire de la poule et de l’œuf… de Pâques, naturellement !
Selon une étude américaine, les dépressifs – hommes ou femmes - mangeraient davantage de chocolat que le commun des mortels. Ah bon. Plus préoccupant : les signes de dépression seraient plus présents – ou plus graves – à mesure qu’augmente la consommation.
Les auteurs – des chercheurs de l’Université de Californie à San Diego - ont examiné la relation entre la consommation de chocolat et l’humeur de 1 000 adultes dont aucun ne consommait d’antidépresseurs.
Ils ont ainsi découvert que les plus déprimés consommaient pratiquement 12 portions de chocolat par mois (soit environ 340 grammes) contre seulement 5 – soit 140 grammes - pour les sujets ne présentant aucun signe de dépression. « Nos résultats sont spécifiques à la consommation de chocolat » indique le Dr Beatrice Golomb, co-auteur de l’étude. « En effet, nous n’avons pas observé la même corrélation avec la caféine, les matières grasses, les glucides ou d’autres aliments riches en antioxydants comme les poissons, les fruits et les légumes » Alors est-ce le chocolat qui rend dépressif, ou la déprime qui nous fait courir après le chocolat ? Des études complémentaires seront nécessaires pour déterminer qui en la matière, l’emporte sur l’autre. Une chose paraît certaine : ce ne sont pas leurs 340 grammes mensuels de chocolat (tout juste 11 g/jour !) qui vont menacer la santé des accros du bon Dr Golomb…
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