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Dépêche Destination Santé Comment reconnaître la bonne de la mauvaise fièvre ?

[27 août 2007 - 08:33]

Chez l’enfant en bas âge, il y a fièvre et fièvre. La « bonne » fièvre peut s’accommoder d’une simple visite au pharmacien. En cas de « mauvaise » fièvre en revanche, le recours au médecin est absolument indispensable.

Alors, quels sont les signes à retenir ? Le Professeur Bouchra Slaoui enseigne à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Casablanca, au Maroc. Devant les participants au congrès Officine Expo 2007 à Casablanca, elle a clairement expliqué le « baromètre de la fièvre ».

D’abord la « bonne » fièvre. Celle qui peut être prise en charge par votre pharmacien. « Elle se distingue notamment à la couleur du visage du petit » précise Bouchra Slaoui. «  Il a les joues rouges, les yeux brillants. » Mais la façon dont il s’exprime aussi est importante. « Ses cris doivent être vigoureux, et non pas plaintifs. » Et si la peau de votre bout de chou est rouge et chaude, soyez rassurés. C’est que sa fièvre est plutôt bien tolérée.

La « mauvaise » fièvre au contraire, se caractérise par « une température rectale égale ou supérieure à 38°. » L’enfant somnole, « il a le visage pâle et les lèvres bleuies. Ses cris sont plaintifs, il frissonne et sa peau présente des marbrures. Des extrémités froides – doigts, nez, pieds- sont également un mauvais signe ». Dans ce cas, consultez sans tarder un médecin ou rendez-vous à l’hôpital. C’est une urgence.

Pour ce qui est du traitement, privilégiez toujours le paracétamol. C’est le médicament qui présente le meilleur rapport efficacité/tolérance. Une prise toutes les 6 heures pendant 4 jours, à raison de 15 mg/kg. En revanche, gare à l’aspirine qui peut provoquer un syndrome de Reye, une maladie extrêmement grave. Quant à l’Ibuprofène, en vente sous différents noms commerciaux, prudence. En dehors du fait que son goût sucré peut le faire confondre avec une friandise, ce sirop peut même à faibles doses, provoquer des hémorragies digestives. Il est aussi parfois, à l’origine de complications infectieuses cutanées graves, voire mortelles. Alors vérifiez systématiquement la composition des sirops. S’il y a de l’Ibuprofène, parlez-en à votre médecin.

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