Contre le paludisme, la quinine n’a plus la cote...
[mis à jour le 13 mars 2007 à 15h14]
"L’artesunate devrait devenir le traitement de choix contre la forme la plus sévère du paludisme". C’est l’avis tranché d’un chercheur de Bangkok, qui a comparé l’efficacité de ce traitement à celle de la quinine.
Pour ce faire, Nick White et son équipe de la Mahidol University, ont traité 750 patients par de l’artesunate par voie intraveineuse, et 750 autres avec de la quinine, également sous forme intraveineuse. Au final, dans le premier groupe la mortalité s’est élevée à 15%. Contre 22% dans le second.
Un résultat d’autant plus intéressant que "l’artesunate agit plus rapidement et reste plus simple à administrer" explique White. Ajoutons toutefois que ces précisions interviennent bien après que l’OMS ait émis des recommandations en la matière. Car d’après ses experts, quatre associations médicamenteuses à base d’artémisine -dont l’artesunate est un dérivé- sont actuellement les plus efficaces pour traiter le paludisme à p. falciparum, la forme la plus sévère de la maladie : artemether-lumefantrine, artesunate-méfloquine, artesunate-amodiaquine et artesunate-sulfadoxyne/pyriméthamine. La quinine n’est conseillée qu’en seconde intention, en cas de pénurie d’artémisine par exemple.
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