[mis à jour le 5 mars 2009 à 14h13]
Après que des opérateurs de téléphonie mobile se soient vus contraints par décision de justice, à démonter deux antennes-relais fixées sur des immeubles d’habitation, l’Académie nationale de Médecine s’émeut de cette « utilisation dévoyée du principe de précaution ».
Ainsi rappelle-t-elle dans un communiqué, « que les antennes de téléphonie mobile entraînent une exposition aux champs électromagnétiques 100 à 100 000 fois plus faible que les téléphones portables. (Or) on ne connaît aucun mécanisme par lequel les champs électromagnétiques dans cette gamme d’énergie et de fréquence pourraient avoir un effet négatif sur la santé ».
Sans compter le fait que « les téléphones mobiles, et donc les antennes, permettent de sauver chaque année des centaines de vies humaines ». Evoquant cette balance bénéfice/risque favorable, les Académiciens s’étonnent « qu’une décision de justice ait pu ne retenir, parmi l’ensemble des études disponibles sur le sujet, que celles allant dans le sens du plaignant. » Une telle logique risquerait à leurs yeux « de conduire à une quête illusoire du risque zéro, source d’erreurs, de retards et de dysfonctionnements du système de santé ».
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