Des morilles oui, mais avec modération, et bien cuites…
[mis à jour le 25 avril 2008 à 10h49]
Ces dernières années, les centres antipoison et de toxico-vigilance français ont repéré plusieurs cas d’intoxication par des morilles. Alors que la saison de ce champignon débute, la Direction générale de la Santé (DGS) appelle à la vigilance et rappelle quelques recommandations de base.
Même si les intoxications par des morilles sont rares, elles sont sérieuses. Elles se caractérisent par des signes neurologiques : tremblements, vertiges, troubles de l’équilibre et de la vue. Et il y a parfois un retentissement digestif, avec nausées, vomissements, diarrhées… Dès l’apparition d’un ou plusieurs de ces symptômes, contactez sans délai un centre anti-poison. Et pensez bien à toujours conserver les restes de la cueillette pour identification.
« Dans la quasi-totalité des cas », précise la DGS, « il s’agit de morilles fraîchement ramassées, et dans la moitié des cas, (elles sont ) insuffisamment cuites ». Enfin la consommation d’une grande quantité de ces champignons est fréquemment évoquée. La DGS recommande donc :
- De ne pas ramasser un champignon si vous avez le moindre doute sur son état ou son identification ;
- De ne pas consommer sa récolte avant de l’avoir fait contrôler par un spécialiste en la matière. Un pharmacien ou un membre de la société de mycologie de votre région ;
- De conserver les morilles dans de bonnes conditions (avec réfrigération) et de les consommer rapidement après la cueillette ;
- De les cuire suffisamment. L’ingestion de spécimens crus est formellement proscrite ;
- Et enfin de les consommer en quantités raisonnables.
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