Des traitements qui s’attaquent à la mémoire
Des chercheurs de l’INSERM mettent en évidence un "déclin modéré des capacités cognitives chez des personnes âgées traitées par anti-cholinergiques". Ces médicaments sont couramment prescrits aux personnes âgées.
Karen Ritchie et son équipe, de l’Unité INSERM 361 à Montpellier, ont suivi 362 personnes de plus de 60 ans exemptes de démence vasculaire sénile. Une sur dix prenait des anti-cholinergiques depuis au moins un an. Chez 85% de ces patients, les auteurs ont constaté des "altérations modérées des capacités intellectuelles".
Ce déclin serait "comparable à un début de maladie d’Alzheimer". Il affecte plus particulièrement le temps de réaction, la mémoire immédiate ou différée et le langage. "La prise d’anti-cholinergiques s’est révélée un facteur majeur de détérioration cognitive" expliquent les auteurs. "Il est important que les médecins prescripteurs de ces molécules soient avertis de leurs effets secondaires".
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