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9 février 2012


En vacances : évitez les pièges de l’été…

[1er juillet 2002 - 00h00]
[mis à jour le 8 février 2007 à 17h09]

Le soleil et la mer vous font rêver ? Formidables alliés de votre séduction, les rayons solaires peuvent se transformer en de redoutables ennemis. Principale cause de cataracte dans le monde, le soleil est aussi à l’origine de nombreux cancers cutanés. La forme la plus grave en est le mélanome malin, dont 6 000 nouveaux cas sont enregistrés chaque année en France.

Aux Etats-Unis, c’est la première cause de mortalité chez les femmes de 25 à 29 ans ! Leur fréquence double tous les 10 ans, alors que traités à temps ces mélanomes peuvent être guéris dans 90% des cas… L’idéal est évidemment de les prévenir. Alors exposez-vous modérément. Evitez la période de midi à 16 heures, lorsque le soleil est à son zénith.

Les crèmes protectrices ? Oui, mais…

L’utilisation de crèmes protectrices est évidemment incontournable. Mais attention, d’après un rapport du Centre international de recherche contre le cancer de l’OMS à Lyon, elles peuvent induire un sentiment excessif de sécurité. Car ce sont des filtres plus que de véritables écrans. Elles diminuent les coups de soleil, mais ne limitent pas l’incidence des mélanomes. Pire, elles incitent à augmenter la durée d’exposition… annulant la protection qu’elles pourraient procurer !

Et comme il n’est pas question de se priver totalement de soleil, autant bien choisir sa protection pour en tirer le meilleur parti ! Françoise R., pharmacien à Nantes nous conseille. « Une crème qui a un indice de 40 dure deux fois plus longtemps qu’une crème qui a un indice de 20, souligne-t-elle. L’indice maximum actuel est 60. Il est réservé soit aux tout-petits, qui ont des peaux tellement tendres, soit aux personnes qui ont des peaux intolérantes, des peaux blanches, des peaux laiteuses, des peaux de roux. Bref toutes celles qui font des réactions importantes au soleil ».

Et les crèmes waterproof ou anti-sable, sont-elles vraiment efficaces ? « Elles sont supérieures aux autres reprend-elle. « Elles résistent au sable. On peut donc les garder plusieurs heures. »

Dans certaines conditions, les risques liés au soleil peuvent être multipliés. Beaucoup de préparations pharmaceutiques - anti-inflammatoires, antibiotiques, antidépresseurs ou antiallergiques - des cosmétiques ou des parfums présentent en effet des risques en cas d’exposition même modérée. Coups de soleil, éruptions cutanées à type d’eczéma… certaines réactions peuvent laisser des traces durables. Lisez attentivement la notice de tout médicament ou produit de beauté. Et plus particulièrement le chapitre « précautions d’emploi ».

Quant aux adeptes de la baignade, ils ne sont pas à l’abri de quelques malheurs. Méduses, oursins et vives provoquent chaque saison leur lot d’accidents !

Le souvenir douloureux des vives

La méduse ne pique pas. Mais le contact de ses filaments urticants provoque des cloques douloureuses. Le traitement est simple. Mélangez de l’eau de mer et du sable. Et frottez bien ! Une fois les filaments disparus, appliquez une pommade anti-histaminique. Quant aux vives, elles sont moins nombreuses mais la rencontre laisse toujours des souvenirs… douloureux ! « Ces poissons qui sont sous le sable, dans 10 à 50 centimètres d’eau, poursuit Françoise R., piquent les personnes qui ne font que marcher au bord de l’eau. La douleur est alors très violente. Souvent, les blessés ne comprennent pas immédiatement ce qu’il se passe, car ils ne voient jamais le poisson. Il n’ y a que l’épine qui sort. La piqûre est très facile à soigner car le venin est détruit par la chaleur. Il suffit en fait de mettre le pied dans un seau d’eau très chaude pendant 10 minutes et puis c’est terminé. »

Soulignons aussi qu’il ne doit pas y avoir de vacances pour… l’hygiène ! Tous les soirs, une grande toilette ! Prenez une bonne douche suivie d’un séchage soigneux pour prévenir les mycoses, comme par exemple « le pied d’athlète ». Et lavez-vous les yeux avec une lotion apaisante ou avec de l’eau claire. Surtout si vous souffrez d’une conjonctivite. Cette affection se caractérise par une impression de « grains de sables » sous la paupière. Et enfin, après le soleil, passez une lotion ou une crème hydratantes.

Vous avez choisi des vacances vertes ? Prenez garde, le bonheur n’est pas toujours dans le pré ! L’herbe verte peut réserver de mauvaises surprises comme la dermite des prés ! Elle peut survenir lorsque, au retour du bain, vous vous asseyez ou vous couchez dans l’herbe. Avec l’humidité du bain et les ultraviolets, le contact de certaines plantes va provoquer une éruption cutanée. Pour l’éviter, c’est simple, il suffit de bien se sécher…

En montagne, gare au… froid !

Contre les tiques, les aoûtats, les moustiques, les guêpes et autres hyménoptères comme le frelon, Françoise R. ne manque pas d’armes ! « Lingettes, sprays, crèmes préventives, il existe beaucoup de produits pour se protéger des insectes. Il y a même des patches à base d’essence de citronnelle ! On peut les coller sur soi, sur ses vêtements ou le landau du bébé. Il y a aussi l’aspivenin. Ce petit appareil calme bien les piqûres d’abeilles ou de guêpes. Avoir sur soi des crèmes anti-histaminiques est également primordial parce que les enfants font en général des réactions plus importantes, que ce soit aux moustiques ou aux tiques. Enfin, il faut aussi se méfier des frelons. Toute personne piquée doit être dirigée vers un médecin. »

Vous êtes tenté par une randonnée en montagne ? Si vous partez pour la journée, évitez de trop vous charger. En cas de plaie même superficielle, lavez-là rapidement. Emportez des compresses stériles, de la bande adhésive si vous devez faire des pansements. Prévoyez aussi des protections pour les ampoules et des pommades anti-inflammatoires pour les éventuelles entorses de la cheville ou du genou. Françoise R. recommande plutôt « des produits en doses stériles, que se soient des désinfectants, de l’éosine ou des collyres »…

Contre la douleur, privilégiez le paracétamol à l’aspirine. Et si vous suivez un traitement n’oubliez surtout pas les médicaments nécessaires pour toute la journée. Et prévoyez une marge de sécurité. Vous pouvez être retardés…

En montagne, la température diminue de 7 degrés tous les 1 000 mètres. Alors si vous portez votre bout de chou sur vos épaules, n’oubliez pas que là-haut, immobile, il craint autant le froid que le chaud !

Vous voilà paré pour passer des vacances sereines. Et pour évacuer complètement le stress accumulé tout au long de l’année… Les lunettes de soleil : un outil in-dis-pen-sable ! Ne restez jamais face au soleil sans protection. Vos lunettes doivent impérativement porter la norme CE qui garantit leur double efficacité : contre l’excès de luminosité mais surtout contre les ultraviolets, responsables de la cataracte.

Les verres des catégories C et D, les plus foncés, évitent l’éblouissement et la fatigue. Mais ils diminuent la perception lumineuse. L’œil reçoit moins de lumière, il dilate sa pupille et laisse pénétrer plus d’ultraviolets. Le risque de cataracte en est considérablement augmenté ! Voilà pourquoi les verres doivent surtout être filtrants.

Enfin, n’oubliez donc pas de protéger les yeux des plus petits. Et n’hésitez pas à demander conseil à un opticien. Il trouvera des montures adaptées à tous les âges !

Non, bébé n’aime pas la plage…

C’est simple, avant qu’il ne marche, votre bout de chou n’a rien à faire à la plage. S’il est assez « grand » pour vous accompagner, quelques règles de base sont toujours bonnes à rappeler. La première ? Jamais de plage entre 10 heures et 16 heures ! Sinon, placez-le à l’ombre d’un parasol et protégez son visage avec une crème écran total.

Faites-en sorte qu’il porte toujours un chapeau. Et puis couvrez-le d’une chemisette ou d’un tee-shirt blancs. S’il reste sur la plage, mouillez-lui souvent la nuque, les épaules, les bras et les cuisses. Proposez-lui un biberon d’eau minérale toutes les demi-heures et n’oubliez pas qu’un bébé ne sait pas dire qu’il a soif… Il devient grognon, somnolent ? Il ne transpire plus ? Sa peau est brûlante ? Pensez au coup de chaleur et quittez immédiatement la plage pour aller chez le médecin.


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