Enfant déprimé, ado shooté ?
Les enfants anxieux et dépressifs seraient davantage attirés par les stupéfiants du type ecstasy. Un constat qui ressort d’un travail néerlandais, selon lequel la consommation régulière de ce toxique accentuerait ensuite les symptômes de dépression.
Anja Huizink et son équipe, du Centre médical Erasmus à Rotterdam, suivent depuis 23 ans une cohorte de 1 580 personnes. Au début de ce travail, il s’agissait d’enfants âgés en moyenne de 10 ans. En 1997 soit 14 ans après le début de l’étude, près de 100 d’entre eux avaient déjà essayé l’ecstasy. Et parmi ces derniers, 92% avaient aussi expérimenté d’autres drogues, cannabis et cocaïne notamment.
Selon Anja Huizink, les enfants qui au début de l’étude présentaient des troubles anxieux ou dépressifs avaient deux fois plus de risque de prendre un jour de l’ecstasy, en comparaison de sujets sans troubles psychologiques. Toutefois, l’auteur ne néglige pas d’autres facteurs, qui pourraient amener un ado à vouloir tenter l’expérience de l’ecstasy. Elle cite notamment, "l’environnement familial, social et la pression de son entourage ’amical’..."
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