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9 février 2012


Faut-il traiter la ménopause ? Des médecins contestent le consensus

[20 février 2003 - 00h00]
[mis à jour le 14 avril 2003 à 16h44]

Sous le titre « Vous et votre traitement hormonal substitutif de la ménopause » vous y trouverez toutes les réponses à vos questions… à condition de fréquenter internet et de savoir y trouver votre chemin. Si c’est le cas, rendez-vous sur le site de l’agence à http://www.afssaps.sante.fr et dans la case de recherche, tapez les lettres « THS » et la touche OK.

Les nouvelles recommandations sont claires. Chez la femme qui n’a pas de troubles fonctionnels et sans facteur de risque d’ostéoporose, le THS doit être décidé au cas par cas et non prescrit systématiquement. En cas de risque d’ostéoporose, un THS peut être administré, aussi précocement que possible pendant environ 5 ans. Au-delà l’agence ne s’engage pas sur des recommandations « compte tenu du risque de survenue d’effets indésirables (cancer du sein) ». Elle souligne également qu’il existe d’autres traitements susceptibles de prévenir l’ostéoporose, bi-phosphonates et raloxifène. Enfin chez la femme qui a des troubles liés à la ménopause, « un THS peut être instauré si la patiente le souhaite, à la dose minimale efficace tant que durent les symptômes. Dans cette indication, le bénéfice/risque du THS reste favorable à court terme, moins de 5 ans. » Des avis dans la ligne de ceux rendus par l’OMS à l’automne dernier.

En attendant des résultats intangibles, l’OMS, qui est l’agence de l’ONU chargée de la normalisation en santé publique, rappelle qu’il ne manque pas de moyens bien maîtrisés « et peu onéreux, (qui) ont fait leurs preuves pour la prévention de l’ostéoporose, des maladies cardiaques et des cancers : l’arrêt du tabagisme, une activité physique régulière, une consommation modérée d’alcool et une alimentation équilibrée. » Elle insiste également sur l’importance du dépistage et du traitement de l’hypertension et de l’excès de cholestérol. Toutes les mesures précédentes « s’appliquent aussi aux femmes qui ont souffert d’une attaque cardiaque ou cérébrale. En outre, elles doivent consulter pour savoir si elles doivent prendre de l’aspirine ou une statine. Ces médicaments ont montré qu’ils réduisaient le risque de récidive des accidents cardiaques. »

Les attitudes adoptées par l’OMS puis l’AFSSaPS ne font pas que des heureux… Des médecins regroupés dans l’Association française pour l’étude de la Ménopause (AFEM) viennent de s’élever contre l’avis de l’AFSSaPS. Ils estiment que celui-ci « ne reflète ni (leur) opinion ni la nature des débats et discussions qui se sont déroulés lors d’une réunion multidisciplinaire en octobre 2002. » Pas démontés pour autant, ils « invitent les médecins prescripteurs à consulter les recommandations émises par l’AFEM, plus conformes et plus adaptées à la situation actuelle. »

L’AFSSaPS s’est déclarée « étonnée » de cette réaction. Quant au Conseil de l’Ordre des médecins, il a choisi de ne pas avoir d’avis sur ces praticiens qui contestent les recommandations de deux agences de normalisation internationalement reconnues. Les femmes risquent d’avoir bien du mal à se forger une opinion en toute confiance… Comprendre La ménopause racontée aux femmes par une femme…

La ménopause ? Tout le monde en parle mais… personne ne s’en occupe vraiment. Rien qu’en France, plus de dix millions de femmes sont pourtant concernées. Pourquoi ce quasi-tabou ? « Femme pour toujours », écrit par Françoise Nicole Kremer, s’adresse précisément à toutes les femmes. Avec des mots simples pour parler d’un phénomène naturel. Consultante en communication, l’auteur a créé voici quatre ans l’association « Femmes pour toujours ».

Sa vocation ? C’est déjà d’informer sur la ménopause et ses traitements, tout en multipliant les expériences de terrain. Elle établit un véritable trait d’union, pour diffuser l’information entre le corps médical et les femmes. Dans son livre au… singulier, « Femme pour toujours » répond aux questions que chacune se pose. « Le mot ’ménopause’ est encore difficile à prononcer pour un grand nombre de femmes. Il dérange. Nous sommes donc à l’écoute de ces femmes qui souhaitent mieux comprendre ce formidable bouleversement. Nous les informons sur ce qui peut être mis à leur disposition pour conserver qualité de vie, bien-être et joie de vivre. Et si nécessaire, nous les orientons vers un médecin », affirme-t-elle.

Au-delà des témoignages, ce livre est aussi un guide. Il puise ses informations auprès des meilleurs spécialistes. Vaincre les préjugés, encourager les femmes à ne plus subir ce qu’elles ont trop souvent cru être un triste sort, le but de l’auteur est limpide. En tordant le cou aux idées reçues, Françoise Kremer livre avec humour et tendresse un témoignage authentique et touchant… Femme pour toujours, Ambre éditions, 240 pages, 15 euros.Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à contacter Femmes pour toujours, par téléphone au 08 92 68 31 95 (0,34 euros/minute) ou sur internet : http://www.femsante.com

Source : Le Quotidien du Médecin, n°7308

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