Génériques et épilepsie, mode d’emploi…
En 2007, la Ligue française contre l’Epilepsie avait signalé que des effets secondaires graves étaient observés lors du passage de certains malades sous génériques. Même si certaines précautions d’emploi, plus psychologiques que médicales sont de rigueur, l’usage des génériques dans cette pathologie n’est cependant pas remis en cause.
Pour le Dr Jean-Sébastien Hulot, pharmacologue à la Pitié-Salpêtrière à Paris, la méthodologie des enquêtes à la base de cette alerte était douteuse. Et les malades, pas plus que leurs proches, n’ont lieu de s’inquiéter.
« Les patients peuvent attribuer leur crise au passage sous génériques, oubliant qu’ils ont consommé de l’alcool la veille, ce qui constitue un facteur de risque » relativise-t-il. « Il est toujours important de s’assurer qu’un épileptique accepte bien la substitution. Sinon, un effet nocebo (c’est-à-dire des symptômes indésirables après la prise d’une substance neutre, n.d.l.r) pourrait survenir. Des patients stressés par le passage au générique pourraient ainsi avoir une crise d’épilepsie, non à cause du médicament, mais simplement du fait de leur anxiété. »
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