Hépatite A, déclaration obligatoire
Comme c’était déjà le cas pour 27 autres affections, l’hépatite A fait désormais partie en France des maladies à déclaration obligatoire. Ceci afin de mieux suivre son incidence, et de repérer précocement d’éventuels foyers épidémiques.
Comme le souligne l’Institut de Veille sanitaire (InVS), "tout cas d’hépatite A devra désormais être notifié par le médecin traitant ou le laboratoire qui en a fait le diagnostic, à la DDASS du département concerné". Au niveau national, les données seront ensuite analysées par l’InVS.
La France était jusqu’alors l’un des rares pays européens à ne pas avoir de surveillance départementale ni nationale de l’hépatite A. Cette maladie est toutefois relativement rare sous nos latitudes. Elle est plus fréquente dans les pays en développement où elle affecte le plus souvent les enfants.
Elle se transmet par voie oro-fécale, c’est-à-dire par contact avec une personne contaminée ou par ingestion d’aliments contaminés. Par exemple à l’occasion d’un lavage avec de l’eau souillée. Sa prévention repose donc sur le strict respect des règles d’hygiène. Comme le lavage des mains à l’eau et au savon après chaque passage aux toilettes, avant et pendant la préparation d’un repas, après avoir changé la couche d’un nourrisson...
Rappelons qu’en France, un vaccin est disponible depuis 1992. Il est particulièrement recommandé aux enfants à risque, c’est-à-dire traités par des produits dérivés du sang ou porteurs d’affections hépatiques. Mais aussi aux voyageurs à destination de zones d’endémie : le Moyen-Orient, le Sud-Est asiatique, l’Amérique centrale et du Sud et enfin, le sud et l’est de l’Europe.
51 dépêche(s)
Tatouage, hépatite C, la liaison dangereuse
Hépatite C : les professionnels à la rencontre des patients
Hépatite B : tout faire pour relancer la vaccination
Hépatite A : rare en France, mais toujours là
Hépatites B et C : 650 000 Français touchés ?
Hépatites B et C : la France reconnaît 4 000 morts par an
Hépatites C : les malades vous informent




