Il y a toujours des gaz toxiques dans les pressings
L’Institut national de Recherche et de Sécurité (INRS) met en garde les personnels des pressings contre les conséquences d’une exposition au perchloroéthylène. Et aussi, contre les méthodes actuellement utilisées pour l’éliminer.
Ce solvant est connu de longue date pour provoquer des troubles graves de la fécondité chez les travailleuses qui y sont exposées. Dès 1997, une étude britannique avait pointé du doigt la dangerosité du perchloroéthylène, soulignant que le taux d’avortements spontanés était deux fois supérieur chez les femmes ayant directement manipulé ce produit. L’histoire ne s’arrête pas là, malheureusement… Il semblerait en effet que les moyens mis en œuvre depuis quelques années pour l’éliminer des lieux de travail, soient également dangereux…
Dans les entreprises de nettoyage à sec, le traitement par photocatalyse de cette substance chimique forme en effet des sous-produits organiques comme le phosgène, un gaz très toxique lorsqu’il est inhalé. Sa libération à proximité des postes de travail a des effets désastreux sur la santé.
« Même dans de très faibles concentrations », le gaz provoque « des effets pulmonaires sévères », souligne l’INRS. L’Institut préconise en fait, de « supprimer l’utilisation de ce solvant ou d’en limiter les émissions à la source, conformément aux principes généraux de prévention et à la réglementation ».
34 dépêche(s)
Drogues, alcool, psychotropes : vers un dépistage élargi sur le lieu de travail ?
Travail : moins d’accidents, toujours plus de maladies…
Santé au travail : les nanomatériaux bientôt étudiés
Chirurgie du genou : le retour au travail, affaire de motivation
Travail de nuit : gérer le repos
Burn-out : les urgentistes en première ligne
Travail ou musique, il faut choisir
Suicide : mieux surveiller les arrêts maladie pour raisons psychiatriques
Exposition professionnelle à l’éthanol : peu de risque pour les travailleurs




