L’homocystéine mauvaise pour la mémoire ?
[mis à jour le 26 septembre 2002 à 12h09]
Un taux excessif d’homocystéine peut-il être associé au risque de démence sénile, voire de maladie d’Alzheimer ? Cet acide aminé était déjà connu pour constituer un facteur de risque cardio-vasculaire. En fait, il favorise la formation de plaques d’athérome dans les artères coronaires. Or il semblerait maintenant qu’il favorise également la maladie d’Alzheimer.
Le risque en serait presque doublé chez les patients dont les concentrations en homocystéine sont les plus élevées. Pendant huit ans, Philip Wolf de l’université de Boston, a étudié 1 100 femmes et hommes âgés en moyenne de 76 ans. Au début de l’étude ils ne présentaient aucun signe de démence. Entre les examens pratiqués durant la période de 1986 à 1991 et ceux réalisés jusqu’en décembre 2000, 111 participants ont développé une démence, dont 83 la maladie d’Alzheimer. Et ces derniers présentaient des concentrations en homocystéine très élevées.
Le lien semble donc se confirmer. Il reste à déterminer si le fait d’abaisser le taux sanguin d’homocystéine en administrant de la vitamine B9 (ou acide folique) par exemple, permet réellement de réduire les risques.
77 dépêche(s)
Maladie d’Alzheimer : décrypter les prédispositions génétiques
Pesticides et démence : le lien se précise
Alzheimer du peintre à la toile
Du jus de fruits contre Alzheimer ?
La montre intelligente qui repère les malades perdus
Maladie d’Alzheimer : reconnaître le vrai du faux
Alzheimer : encore plus vite dans une tête bien pleine




