[mis à jour le 26 juin 2009 à 14h49]
Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) –de puissants médicaments anti-ulcéreux- sont-ils mal utilisés en France ?
La Haute Autorité de Santé (HAS), a réévalué ces traitements. Et elle fait état de « nombreuses prescriptions injustifiées ». Elle incite également les professionnels, à se tourner davantage vers les génériques.
S’adressant aux médecins, la HAS dénonce le fait qu’un « nombre important de prescriptions d’IPP sont faites dans des situations cliniques hors AMM (Autorisation de Mise sur le Marché, n.d.l.r. ) ». Elle rappelle par exemple, que ces médicaments ne sont pas indiqués dans la prise en charge de la dyspepsie fonctionnelle, sauf si un reflux gastro-oesophagien lui est associé.
La Haute Autorité souligne également qu’il n’existe pas de « différence d’efficacité et de tolérance entre les IPP ». A tel point que « rien ne permet de recommander un IPP plutôt qu’un autre ».
Elle rappelle enfin que sur les 5 molécules actuellement disponibles, trois sont génériquées. Partant de ce constat, « la prescription doit toujours observer la plus stricte économie compatible avec la qualité des soins ». Autrement dit, si votre médecin vous prescrit un IPP, n’hésitez pas à lui demander un générique. Vous effectuerez un geste citoyen, tout en conservant bien sûr, sur la qualité et l’efficacité de votre traitement.
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