Le Chikungunya refait surface… dans les labos
Il y a cinq ans, le virus du Chikungunya frappait 300 000 habitants de la Réunion, provoquant 250 décès. Après guérison, certains patients ont continué de souffrir de douleurs -musculaires ou articulaires- imputables à la maladie.
Une équipe pluridisciplinaire vient de mettre en évidence le siège de conservation du virus dans l’organisme. Cette découverte expliquerait les signes constatés à long terme, et ouvrirait des perspectives thérapeutiques.
La réémergence - en Inde ou dans les îles de l’Océan indien - du virus responsable du Chikungunya confère à cette découverte une importance capitale. En effet, il n’existe toujours pas de vaccin contre la maladie...
Les auteurs sont parvenus à développer un modèle expérimental chez le macaque cynomolgus, dont le système immunitaire est proche de l’humain. Leur constat le plus marquant a été le fait que le virus infecte, notamment, des cellules impliquées dans les premières étapes de la réaction immunologique : les macrophages et les cellules dendritiques.
Ces cellules peuvent héberger le virus des mois durant, infiltrant également les tissus musculaires, les articulations, le réseau lymphoïde ou le foie… Cette rémanence expliquerait la persistance de symptômes longtemps après la phase aigüe d’infection. Les auteurs estiment que ces informations pourraient ouvrir la voie à de nouveaux essais thérapeutiques. Contre le Chikungunya bien sûr, et peut-être d’autres viroses transmises par les arthropodes
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