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23 mai 2012


Le botulisme est toujours bien là !

[22 février 2011 - 12h26]
[mis à jour le 22 février 2011 à 14h59]

Le botulisme est toujours bien là !

Bien que rare, le botulisme est toujours présent en France. Selon le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), 45 cas ont été enregistrés entre 2007 et 2009. « Des formes inhabituelles et graves justifient le maintien de la surveillance », expliquent les rédacteurs du BEH.

Le botulisme est une maladie neurologique à déclaration obligatoire. Cette intoxication alimentaire potentiellement mortelle, est due à l’ingestion de neurotoxines botuliques, généralement contenues dans des charcuteries avariées ou des conserves insuffisamment stérilisées.

« Les produits de charcuterie restent la cause la plus fréquemment identifiée », expliquent les rédacteurs. « Le fait nouveau, c’est que les produits à base de sanglier sont aussi à risque ». Par conséquent, gare aux cuisines réalisées au retour de la chasse… Autre nouveauté, les bactéries en cause présentent une résistance très élevée dans l’environnement. « Elles peuvent (donc) contaminer une large variété de denrées alimentaires ou d’additifs comme des épices. De ce fait, l’identification de l’origine première d’une contamination alimentaire est souvent très complexe ».

Selon l’Institut de veille sanitaire, « le changement des habitudes alimentaires, les nouvelles formes de conservation des aliments (emballage sous vide des aliments frais ou pasteurisés, réfrigérés ou conservés à température ambiante) sont propices au développement des (neurotoxines botuliques) ».

Rappelons que le botulisme se manifeste par des vomissements, accompagnés de douleurs abdominales, d’une sécheresse de la bouche, de troubles de la vue et de la déglutition. Une paralysie des membres peut ensuite s’installer, progressivement. Et lorsque le diaphragme et les muscles en lien avec la respiration sont impliqués, le pronostic vital est engagé. Quelques précautions simples peuvent éviter des accidents catastrophiques. Rejetez toute conserve qui donne des signes de fermentation – un couvercle bombé par exemple - ou dégage une odeur anormale à l’ouverture.

Source : BEH, N°06, 22 février 2011

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