Le cancer qui se lirait dans les graisses...
[mis à jour le 15 octobre 2006 à 15h29]
Sera-t-il possible à l’avenir de retarder l’apparition d’un cancer du sein par rééquilibrage alimentaire ? Cet espoir est permis, grâce à des chercheurs qui ont identifié un "indicateur potentiel du risque de cancer du sein lié à l’alimentation".
Il s’agit donc d’un biomarqueur, que Philippe Bougnoux et ses collaborateurs de l’unité INSERM 211 à Tours, ont baptisé "lipidome". A partir d’une étude réalisée sur 329 femmes présentant une tumeur du sein, ils définissent cette notion comme "une véritable carte des acides gras présents dans le tissu adipeux".
D’après cette "carte", "la diminution du risque de cancer du sein serait associée à un faible rapport entre les taux d’acides gras oméga 6 et oméga 3". Et cela en présence d’un taux élevé d’acides gras mono-insaturés. Si ces résultats sont confirmés, "ce concept pourrait permettre de retarder l’apparition d’un cancer du sein sur la base de rééquilibrages du régime alimentaires" concluent les auteurs.
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