Le certificat de non contre-indication au sport, un sésame indispensable
[mis à jour le 14 janvier 2010 à 11h23]
« Je souhaite m’inscrire à une course à pied : la licence délivrée par la Fédération française de football ne suffit-elle pas à justifier de ma bonne santé ? ». « Pourquoi faire établir un nouveau certif‘ tous les ans pour ma licence sportive ? ». C’est vrai. Depuis la Loi Buffet de 1999, la délivrance d’un certificat de non contre-indication (CNCI) au sport est obligatoire chaque année. L’objectif : vous prémunir contre toute pratique risquée.
Quand le certificat est-il exigible ? Dès lors que vous souhaitez prendre une licence dans un club de sport. Si c’est la première fois, vous devrez présenter un certificat datant de moins de 120 jours. Si vous renouvelez une inscription, le certificat devra dater de moins de 180 jours.
Pour participer à un événement ponctuel sans licence, un certificat de « moins de trois mois » est souvent exigé. Notez cependant que ce délai découle de la pratique et ne repose en fait, sur aucune base légale.
Qui consulter ? Pour les sports dits « sans risque », tous les médecins sont habilités à délivrer un certificat de non contre-indication. Il est toutefois préférable de consulter un médecin titulaire d’un diplôme en médecine du sport DES en Médecine du sport ou d’une Capacité en médecine et biologie du sport. Le cursus de 150 heures suivi par ces derniers les rend particulièrement compétents.
L’exception des sports « à risque ». Ces derniers sont soumis à des règles plus strictes, régies par leurs fédérations respectives. Il s’agit des sports de combat avec K.O. autorisé, des sports mécaniques motorisés, des sports aériens, du tir avec arme à feu, de l’alpinisme de pointe et des sports sous-marins…
Pour la plongée par exemple, les règles changent selon le niveau de pratique : pour le premier niveau d’apprentissage, tout médecin est habilité à délivrer le certificat. Pour le niveau 2, vous devrez en référer soit à un praticien diplômé de médecine du sport agréé par la Fédération, soit à un médecin spécialisé en médecine hyperbare.
Une démarche primordiale. Les sollicitations physiques diffèrent selon le sport pratiqué. C’est au médecin d’adapter l’examen clinique. S’il existe des antécédents familiaux de mort subite par exemple, des examens cardiologiques approfondis doivent être pratiqués. De même, toute pathologie existante implique des précautions.
Sous quelle forme ? Les exigences sont relativement faibles. Attention toutefois : la mention « certificat d’aptitude » en lieu et place de « certificat de non contre-indication » invalidera le document. La Société française de Médecine du Sport a établi un formulaire-type (non obligatoire) pour tenter d’uniformiser cette pratique. Enfin la délivrance d’un certificat n’est pas prise en charge par l’Assurance-maladie. Les honoraires sont laissés à la libre appréciation du médecin… Officiellement ! En pratique, de nombreux médecins établissent malgré tout une feuille de soin.
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