Le dopage génétique à l’EPO détectable
[mis à jour le 31 août 2004 à 08h36]
Des chercheurs français viennent de marquer un nouveau point important dans la lutte contre le dopage. Et plus particulièrement le dopage génétique à l’érythropoïétine (EPO), une hormone qui permet de stimuler la production de globules rouges. Et donc de "booster" la performance musculaire...
Une étude publiée dans la revue Molecular Therapy montre que l’EPO synthétisée après introduction du gène dans le muscle n’est pas identique à celle qui est produite naturellement par les reins. Cette différence de structure rend donc possible la détection d’EPO " frauduleuse ".
Cette découverte est le fruit d’un travail d’équipe réalisé en France à l’unité INSERM 649 " Vecteurs viraux et transferts de gènes in vivo " à Nantes, et au Laboratoire national de détection du dopage (LNDD) de Chatenay-Malabry. Elle représente un véritable espoir dans la lutte contre le dopage même si Philippe Moullier, Directeur de l’Unité INSERM 649 au CHU de Nantes, reste mesuré.
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