Les PCB suivis à la trace sur Internet
[mis à jour le 28 avril 2010 à 17h57]
Consulter la teneur en PolyChloroBisphényles (PCB) des poissons et des sédiments dans les cours d’eau et plans d’eau français, c’est désormais possible avec le nouveau site Internet (www.pollutions.eaufrance.fr/pcb) mis en place par l’Office national des eaux et des milieux aquatiques (Onema). Interdits en Europe depuis plus de 20 ans, les PCB, également appelés pyralènes, peuvent en effet être présents dans la chair de nombreux poissons d’eau douce.
En 2008, des prélèvements ont été effectués sur 107 sites d’échantillonnage, essentiellement situés dans le Nord-Pas-de-Calais, en Picardie, en Ile de France et en Rhône-Alpes. Les résultats des analyses réalisées en 2009 seront disponibles « dans le courant de l’année 2010 ». Objectif : cartographier la contamination des fleuves, rivières et lacs, ainsi que des poissons d’eau douce comme l’anguille ou la carpe. Ces analyses permettront notamment d’améliorer la connaissance du risque sanitaire et sa prévention.
Dans le même temps, les préfectures de la Gironde et de la Charente-Maritime ont interdit « la pêche, la consommation et la commercialisation des anguilles adultes et des aloses feintes dans l’estuaire de la Gironde en raison d’un risque potentiel pour la santé humaine ». Elles rappellent que « la consommation fréquente de poissons qui stockent ces substances dans leur graisse présente un risque pour la santé humaine en particulier chez les femmes en âge de procréer et les enfants de moins de trois ans ».
Très utilisés en France dans les années 30 dans l’industrie, les PCB sont des composés organiques aromatiques fortement chlorés. Après avoir durablement contaminé les cours d’eau, ils sont interdits à la vente et à la fabrication en Europe depuis plus de 20 ans.
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