Lutte anti-VIH : les pays pauvres sacrifiés sur l’autel de la crise ?
[mis à jour le 8 juillet 2009 à 14h34]
Un rapport conjoint de la Banque mondiale et de l’ONUSIDA souligne à quel point la crise économique menace les programmes de lutte contre le VIH-SIDA des pays les plus démunis.
« Toute interruption ou ralentissement des donations serait désastreuse pour les 4 millions de personnes sous traitement antirétroviral, et celles –des millions– qui sont concernées par nos programmes de prévention » prévient Michel Sidibé, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA. Des données recueillies en mars 2009 et concernant 71 pays, il ressort qu’une « diminution de l’accès aux traitements accroîtrait rapidement la morbidité et la mortalité »...
Or du fait de la crise économique et de la baisse des donations, les auteurs anticipent « une perturbation des programmes de prévention et de traitement dans le courant de cette année ». L’Afrique subsaharienne d’ailleurs, serait déjà confrontée à des situations de pénurie.
Pour éviter une catastrophe sanitaire mondiale, l’ONUSIDA et la Banque mondiale proposent donc la mise en place immédiate « d’un système d’alerte afin d’anticiper les interruptions de traitements ». Ils demandent également aux bailleurs de fonds de ne pas réduire leurs donations. Réponse dans quelques heures, avec l’ouverture du « G8 élargi » dans la ville de l’Aquila en Italie…
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