[mis à jour le 1er décembre 2009 à 16h46]
Des chercheurs de l’INRA (Institut national de la Recherche agronomique) et de l’Université Mac Gill à Montréal (Québec) ont isolé une molécule-clé qui, dans l’intestin, jouerait un rôle déterminant dans l’apparition de la maladie de Crohn.
Localisée sur les cellules intestinales, « CEACAM6 » favoriserait la prolifération anormale des bactéries Escherichia coli et par voie de conséquence, l’inflammation caractéristique de la maladie.
Celle-ci en effet, se manifeste par une inflammation sévère de la muqueuse intestinale. Les recherches, qui visaient à déterminer l’origine de cette prolifération anormale chez certains individus, ont donc pointé la présence excessive de cette molécule. Des taux anormaux de CEACAM6 en effet ont été observés chez 35% des patients souffrant de la maladie de Crohn.
En permettant aux bactéries incriminées de « s’accrocher » aux parois intestinales et de coloniser la muqueuse, CEACAM6 jouerait donc un rôle de « facilitateur » . Il s’agirait en outre d’un véritable cercle vicieux, car plus la bactérie s’installe et plus le fameux récepteur semble se développer… Les chercheurs parlent de « boucle de colonisation », une réaction en chaîne inextricable et très dommageable.
Cette découverte représente une avancée importante dans la recherche thérapeutique face à une affection qui demeure mystérieuse et difficile à soigner. En France aujourd’hui, la maladie Crohn touche 60 000 patients. Et ils sont 750 000 dans ce cas en Europe.
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