[mis à jour le 10 mars 2008 à 14h05]
Calfeutrés à l’intérieur de nos habitations ou locaux professionnels, nous pensons à tort être protégés de la pollution. Or comme le rappelle à point nommé la sénatrice du Nord Marie-Christine Blandin (Les Verts), « les concentrations de polluants dans l’air sont plus élevées à l’intérieur qu’à l’extérieur » des immeubles.
Elle est l’auteur d’un rapport sur « les risques et dangers pour la santé humaine de substances chimiques d’usage courant : éthers de glycol et polluants de l’air intérieur ». Produits d’entretien et d’hygiène, cosmétiques, ordinateurs, encens, meubles… Une multitude de produits et d’objets quotidiens y sont accusés de polluer notre nid douillet. Et donc de nuire à notre santé. C’est ce que les spécialistes appellent le « sick building syndrome ». Autrement dit les bâtiments qui rendent malade.
Or pour beaucoup, « la pollution intérieure est une découverte, car pollution rime plutôt avec extérieur », explique Isabelle Roussel, de l’Association pour la prévention de la pollution atmosphérique. Difficile en effet de réaliser qu’un produit agréablement parfumé ou de l’encens puissent être sources d’émissions toxiques. C’est pourtant la réalité. « L’isolation empêche les particules extérieures de s’infiltrer, mais limite la ventilation de l’intérieur. » Voilà pourquoi il est nécessaire d’aérer très régulièrement.
Dans son rapport Marie-Christine Blandin propose par exemple, l’instauration de mesures fiscales pour encourager une isolation excluant tout risque de confinement. Elle rappelle aussi l’importance de recherches sur la toxicité des produits utilisés à l’intérieur des bâtiments.
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