Médecine : fuite des cerveaux du public vers le privé !
[mis à jour le 18 septembre 2002 à 10h33]
Dans les pays en développement, les médecins du secteur public gagnent à peine 20% de ce que touchent leurs collègues dans les cabinets privés. Conséquence, ils se ruent tous vers le secteur le plus lucratif. Comme l’affirme Wim Van Lerberghe de l’OMS, « la fuite des cerveaux ne se limite pas aux médecins congolais qui s’installent en Afrique du Sud ou aux infirmières philippines partant pour les Etats-Unis. Les flux du secteur public vers le secteur privé et les migrations rurales vers les zones urbaines en font également partie ».
Dans ces pays défavorisés, quand les médecins ne partent pas il arrive qu’ils s’adaptent. Et parfois, ils n’hésitent pas à appliquer des méthodes « prédatrices », comme d’exiger de l’argent sous le manteau, presser les patients à aller consulter dans des cabinets privés ou vendre des médicaments normalement gratuits. D’autres, plus acceptables, consistent à arrondir leurs fins de mois en travaillant à la fois dans le secteur public et le privé…
Orvill Adams, Directeur du département OMS prestation des services de santé, reconnaît que « les difficultés des personnels de santé posent de graves problèmes dans plus de la moitié des systèmes de santé dans le monde ». Et pas seulement dans les pays en développement…
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