Les médicaments génériques poursuivent leur percée en France. En 2009, le taux de substitution d’un médicament d’origine par un générique s’est maintenu à 82,5%. Soit « un niveau élevé », se satisfait la Caisse nationale d’Assurance-maladie (CNAM).
Ce chiffre, toutefois, cache d’importantes disparités locales. Au 30 novembre 2009, seuls 36 départements avaient atteint ou dépassé l’objectif de 80% de substitution fixé par la CNAM… En tête du hit-parade, on retrouve la Lozère et le Tarn-et-Garonne où le taux de substitution atteint des sommets : 86%. Ces deux départements devancent d’une courte tête les Deux-Sèvres et le Gers (85%), suivis des Landes et du Finistère (84%).
En revanche, le « bonnet d’âne » revient à la région parisienne et notamment à Paris intra-muros où le taux de substitution plafonne à seulement…67%. Les départements de Seine-Saint-Denis, des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne et du Val-d’Oise ne font guère mieux. Ils évoluent en effet, entre 71% et 72%.
Pour 2010, l’objectif fixé dans le cadre d’un nouvel accord entre l’Assurance-maladie et les représentants des pharmaciens est des plus simples : atteindre les fameux 80% de substitution dans l’ensemble des départements où ce taux n’est pas atteint. Quant aux autres - les 36 bons élèves - ils doivent tout simplement maintenir leurs performances.
Notons qu’en 2009, le volume des génériques a représenté 23% du marché des médicaments remboursables. Autrement dit, un médicament vendu sur quatre l’an passé était un générique. L’économie ainsi réalisée est évaluée par l’Assurance-maladie à plus d’un milliard d’euros.
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