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9 février 2012


Mutilations animales : plus d’amputations inutiles

[26 mars 2010 - 11h42]
[mis à jour le 8 avril 2010 à 12h06]

Oreilles de boxer ou de doberman taillées en pointe, queue et ergots coupés… Les mutilations longtemps infligées à nos animaux de compagnie sont interdites en France depuis 2004. Surtout perpétrés sur les animaux de race dans un but esthétique, certains de ces actes pourtant, sont encore pratiqués.

La loi interdit la coupe de la queue, celle des oreilles, la section des cordes vocales et l’ablation des griffes et des dents. Seule exception : des raisons médicalement motivées comme un cancer de la queue du chien. Toutefois, certaines pratiques sont encore tolérées. « L’ablation des ergots et la caudectomie se pratiquent lorsque les petits ont entre 2 et 5 jours. Ces parties du corps ne sont alors pas innervées », explique le Dr Patrice Autret, vétérinaire près de Nantes. Depuis 2004 heureusement, les ablations pratiquées chez les éleveurs et les particuliers, dans des conditions barbares et notamment sans anesthésie, sont en net recul.

Ces mutilations sont essentiellement motivées par la volonté de préserver un standard esthétique lié à la race. Aujourd’hui, les canons se sont adaptés. Une bonne nouvelle pour nos amies les bêtes… et pour les participants aux concours internationaux. En effet les autres pays européens, considérant que ces modifications morphologiques étaient inacceptables, recalaient depuis longtemps les concurrents français.

Source : Interview du Dr Patrice Autret, vétérinaire à La Chapelle sur Erdre (44), 19 mars 2010.

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