Obésité sévère : une maladie héréditaire à 70%
[mis à jour le 19 janvier 2009 à 10h28]
La première carte génétique de l’obésité sévère vient d’être mise au point par une équipe internationale pilotée par Philippe Froguel (CNRS) et David Meyre (INSERM).
A terme, ce décryptage devrait permettre l’identification précoce des enfants à risque d’obésité, et surtout la mise en place de stratégies médicales préventives personnalisées.
Les auteurs ont balayé le génome complet de 2 796 volontaires français : 1 380 avaient une obésité familiale sévère, et 1 416 autres ont constitué le groupe contrôle. Le résultat est pertinent. Cinq gènes joueraient en effet un rôle majeur dans la susceptibilité à l’obésité.
« Ces travaux révèlent que l’étude des formes familiales d’obésité sévère est particulièrement utile pour comprendre les causes génétiques de cette maladie » soulignent les auteurs. Une cause qui est tout de même estimée à 70%. Mais attention, cela ne réduit en rien « le rôle fondamental du comportement alimentaire dans la régulation et l’évolution de la corpulence humaine et dans la survenue des obésités sévères de l’enfant ». En clair, si le terrain génétique de l’obésité est désormais incontestable, l’impact d’une alimentation déséquilibrée et de la sédentarité l’est tout autant.
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