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24 mai 2012


Ostéoporose : encore et toujours trop de fractures

[8 novembre 2011 - 12h11]

Ostéoporose : encore et toujours trop de fractures

Caractérisée par une baisse de la quantité et de la qualité d’os, l’ostéoporose entraine un risque élevé de fractures. Elle ne cesse de s’étendre. Pourtant bien des outils, tant diagnostiques que thérapeutiques, sont disponibles pour en réduire le fardeau.

Les chiffres sont éloquents, et justifient s’il en était besoin, ce combat pour l’information et l’éducation du public. En effet selon le Groupe de Recherche et d’Information sur les Ostéoporoses (GRIO), « l’ostéoporose concerne 3 millions de femmes ménopausées en France, et touche une femme sur deux après l’âge de 60 ans. » Mais aussi ce que l’on sait moins, « l’ostéoporose frappe également un homme sur cinq. » A l’origine de plus de 130 000 fractures chaque année, cette maladie sournoise dont la fréquence augmente avec l’âge, a des répercussions notables et indéniables sur la qualité de vie et la mortalité.

L’ostéoporose se caractérise par une altération généralisée et progressive du tissu osseux, qui se fragilise. Avant la fracture, l’ostéoporose est silencieuse. En d’autres termes, elle passe inaperçue... jusqu’à ce qu’apparaissent les fractures (fractures du col du fémur, fractures vertébrales…) qui en sont la rançon, et en font une maladie douloureuse et invalidante.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) donne une définition très précise de la maladie : « l’ostéoporose est une maladie généralisée du squelette, caractérisée par une diminution de la densité de l’os et des altérations de leur structure entraînant une réduction de la résistance osseuse et donc un risque élevé de fracture ».

Des facteurs de risques modifiables

L’os est un tissu vivant, qui se renouvelle toute la vie. Durant l’enfance et l’adolescence il se construit, le pic de masse osseuse étant atteint vers l’âge de 20 ou 25 ans. Même si l’hérédité joue un rôle important dans ce domaine, la pratique d’une activité physique régulière et une alimentation riche en calcium permettent d’optimiser la masse osseuse. Ensuite nous perdons un peu d’os, environ 0,5% par an, hommes et femmes confondus.

A la ménopause cependant, aux alentours de la cinquantaine, la perte de masse osseuse s’accélère chez la femme et peut atteindre 3% par an. L’os devient alors plus fragile et le risque de fracture augmente. Dès que se manifeste la première fracture, il faut penser à l’ostéoporose.

Nous ne sommes pas tous égaux devant l’ostéoporose. Il existe des facteurs de risque dont certains sont inévitables, alors que d’autres peuvent être combattus. Ces facteurs de risque « modifiables » selon le GRIO, « trouvent essentiellement leur origine dans un déséquilibre du régime alimentaire ou de mauvais choix de mode de vie. Ils incluent une alimentation déséquilibrée, un indice de masse corporelle faible, des troubles de l’alimentation, l’abus d’alcool, le tabagisme et une activité physique insuffisante. » La plupart de ces facteurs de risque ont une influence directe sur les os et entraînent une baisse de la densité minérale osseuse.

A côté de ces facteurs dits "modifiables", il y en a d’autres contre lesquels il est impossible de lutter. Ils doivent cependant être pris en considération pour évaluer le risque d’ostéoporose : l’âge, le sexe, les antécédents familiaux, un antécédent de fracture lors d’un traumatisme minime, l’ethnie. Une ménopause précoce (avant 40 ans), certaines maladies et certains traitements comme une corticothérapie prolongée, peuvent aussi fragiliser l’os et provoquer une ostéoporose.

Il est évidemment essentiel de ne pas « passer à côté » du diagnostic de la maladie. En effet, il existe aujourd’hui des traitements qui ont prouvé leur efficacité, et de nouvelles molécules issues des biothérapies étofferont bientôt cet arsenal thérapeutique, améliorant ainsi la prise en charge des patients.

Source : Sites de la Société française de Rhumatologie, du GRIO, de l’International Osteoporosis Foundation (IOF), de l’Assurance-maladie et de l’Aflar, consultés le 29 septembre 2011

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