Paludisme, jamais de médicament seul !
[mis à jour le 1er mars 2007 à 12h24]
Pour éviter le développement de souches pharmacorésistantes, l’OMS demande l’arrêt immédiat de la commercialisation des antipaludiques comportant exclusivement de l’artémisinine. Ils affaibliraient, sans le tuer, le parasite à l’origine de la maladie.
Le protocole thérapeutique retenu par l’OMS repose rappelons-le, sur l’artémisinine en association avec d’autres substances (ACT pour Artemisinin Combination Therapies n.d.l.r.). Ces associations en effet, sont seules capables à ce jour d’agir efficacement contre le paludisme à p. falciparum. Et donc d’éviter le développement de résistances aux traitements.
"Si nous perdons les ACT, nous n’aurons plus de traitement contre le paludisme", a déclaré le Dr Arata Kochi, nouveau directeur du département du paludisme à l’OMS. Et "il faudra probablement dix ans avant d’en trouver un autre". D’où l’appel de l’OMS à cesser "immédiatement la commercialisation des comprimés ne comportant que de l’artémisinine".
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