32078 articles accessibles gratuitement
9 février 2012


Phytothérapie, dites-le à votre médecin

[9 janvier 2006 - 00h00]
[mis à jour le 30 octobre 2007 à 16h12]

D’après une équipe allemande, trois patients qui prennent un traitement à base de millepertuis sur quatre n’en informent pas leur médecin. Un oubli qui peut être lourd de conséquences, à cause des interactions de cette plante avec certains médicaments.

Egalement connu sous le nom d’herbe de Saint-Jean, le millepertuis diminue l’efficacité de certains médicaments. Jusqu’à inhiber l’effet de chimiothérapies anticancéreuses. Or d’après un travail européen publié en février 2005, le recours aux "traitements alternatifs" -ceux à base de millepertuis en font partie avec les autres phytothérapies- concernerait trois cancéreux sur quatre.

Dès 2000, l’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) recommandait de ne pas utiliser cette plante en présence de certains médicaments. Des produits parfois très courants comme la digoxine, la théophylline, les anticoagulants à base d’anti-vitamine K, des contraceptifs oraux et certains antidépresseurs. D’autres moins utilisés comme la ciclosporine ou l’indinavir, un traitement contre l’infection à VIH.

La prudence est donc de rigueur en présence de millepertuis mais aussi de tout autre produit de phytothérapie. Car le naturel n’est pas toujours synonyme de bénéfice ni d’absence de risque. Si vous recourez à des traitements à base de plantes, informez-en toujours votre médecin.

Source : La Revue Prescrire, Tome n°26, n°268, AFSSaPS

Imprimer cette dépêche
Imprimer cette dépêche
Partager sur Facebook
Partager sur Facebook
Partager sur Twitter
Partager sur Twitter
Partager sur Google+
Envoyer le lien à un ami
Envoyer à un ami
Consulter au format PDF
Transformer en pdf
Obtenir une délégation de copyright
Délégation de Copyright