Plus d’extase pour les souris !
Une équipe INSERM vient de découvrir un récepteur cérébral (5-HT2B) qui serait à l’origine des effets psychostimulants de l’ecstasy. Plus intéressant encore, les chercheurs sont parvenus à le bloquer chez la souris, éliminant ainsi les effets de cette drogue.
Ces travaux, conduits par Luc Maroteaux de l’Unité INSERM 839 « Institut du fer à moulin » pourraient ouvrir des perspectives thérapeutiques. « Il semble que les substances capables de bloquer le récepteur 5-HT2B pourraient servir de traitement des effets immédiats et à long terme de la substance active de l’ecstasy », précise Maroteaux.
La consommation d’ecstasy est réputée favoriser les contacts sociaux et la communication. Sans oublier bien entendu, qu’elle procure une sensation de bien-être et d’euphorie. Des effets qui s’effacent rapidement, laissant la place à l’accoutumance et la dépendance. Certains travaux par ailleurs, ont montré que la prise régulière de ce psychostimulant peut entraîner des maladies dégénératives et/ou une dépression. Rappelons que selon l’Observatoire français des Drogues et des Toxicomanies (OTDF), en 2005, 4,2% des garçons et 2,8% des filles de 17 ans avaient déjà consommé de l’ecstasy.
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