Les poulets européens infectés ?
[mis à jour le 19 mars 2010 à 17h21]
Selon une étude rendue publique par l’Autorité européenne de Sécurité des Aliments (EFSA), 75% des poulets en provenance d’abattoirs de l’Union européenne seraient porteurs de bactéries des espèces Campylobacter et Salmonella. Celles-ci seraient à l’origine des deux principales zoonoses imputables à des sources alimentaires : la campylobacteriose et la salmonellose… Sans compter semble-t-il, de nombreux épisodes de gastro-entérite.
Les prélèvements réalisés sur les chaînes d’abattage ont montré qu’avant même leur entrée en abattoir, 71% des volailles étaient infectées par Campylobacter. Après abattage, cette proportion est passée à 76%, suggérant une infection par contage auprès de poulets contaminés. Des salmonelles ont également été détectées dans 15,7% des carcasses.
L’Agence française de Sécurité sanitaire des Aliments (AFSSA) précise que : « ces bactéries sont très largement présentes dans le tube digestif des hommes et des animaux. Elles peuvent se retrouver sur la peau de la volaille mais jamais dans le muscle. Le Campylobacter ne prolifère pas dans l’aliment, il est peu résistant au froid et à la chaleur. Ainsi, l’infection du consommateur est le plus souvent liée à une contamination « croisée » entre aliments (ce qui se traduira par des diarrhées et de la fièvre). Elle n’est pas due à la consommation du poulet lui-même, qui a été cuit, mais par un autre aliment, une surface ou un liquide (marinade) ayant été en contact avec la peau du poulet cru. »
L’AFSSA précise néanmoins que dès lors qu’il est cuit, le poulet ne représente plus qu’un risque quasi nul.
La meilleure façon de lutter contre une éventuelle contamination est de respecter les mesures d’hygiène qui s’imposent ; Elles sont simples :
Eviter le contact de la volaille crue avec d’autres aliments au moment des achats, puis dans le réfrigérateur ;
Se laver les mains et toute surface ou ustensile ayant été en contact avec la volaille ;
Jeter ou cuire les marinades ayant été en contact avec le poulet cru ;
Assurer une cuisson suffisante (> à 65 °C à cœur) des viandes de volailles.
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