Prévenir l’asthme en soignant la rhinite allergique ?
Voilà peut-être, une option médicale qui pourrait s’imposer dans les prochaines années. Des chercheurs de l’INSERM « certifient » en effet que la rhinite serait bel et bien un facteur prédictif de l’asthme.
L’équipe de Mahmoud Zureik (Unité INSERM 700 « physiopathologie et épidémiologie de l’insuffisance respiratoire) a suivi pendant 9 ans une cohorte de près de 6 500 adultes. Agés de 20 à 44 ans et originaires de 14 pays européens, aucun ne souffrait d’asthme à son inclusion dans l’étude. Mais de rhinite, oui. Toutes sortes de réactions allergiques (aux acariens, aux poils de chats, aux pollens…) ont également été mesurées par des tests cutanés.
Résultat, « les sujets souffrant de rhinite allergique se sont révélés avoir 3,5 fois plus de risque de développer un asthme que des personnes contrôles » constatent les auteurs. Quant à ceux qui présentaient une rhinite non-allergique, l’augmentation a été d’un facteur 2,7. Certes, la relation entre les deux pathologies n’est pas récente. L’Organisation mondiale de la Santé en faisait état dès 2005. C’est en revanche la première fois que des données aussi précises sont avancées.
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