Quand la cocaïne fricote avec nos gènes !
Une équipe INSERM (U839) a mis au jour un mécanisme qui éclaire la dépendance induite par la consommation de substances comme la cocaïne, la morphine et les amphétamines. En modifiant l’expression de plusieurs gènes, ces dernières détourneraient le circuit cérébral « de la récompense »…
Il s’agit d’un véritable tour de passe-passe avec, aux commandes, la dopamine. C’est connu, les drogues psychoactives augmentent artificiellement les taux de ce « messager du plaisir » dans le cerveau. Ce « signal dopamine » est alors interprété à tort, comme une récompense. A l’instar par exemple de celle ressentie après un repas qui nous aurait mis en appétit.
En clair, la drogue leurre le cerveau, lui faisant croire à une récompense naturelle… alors qu’elle est chimique ! Avec en toile de fond, le chamboulement d’une partie du matériel génétique présent dans nos neurones. Rien que ça ! « L’hyperstimulation artificielle de la dopamine aboutit à une modification de l’expression génétique au niveau neuronal, ce qui explique l’installation progressive d’une dépendance » précisent les auteurs. A terme, cette découverte pourrait ouvrir des perspectives nouvelles dans le traitement des addictions, et plus largement de maladies dans lesquelles la dopamine est impliquée. Notamment la maladie de Parkinson.
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