Quand les cystites flambent
[mis à jour le 17 août 2005 à 08h53]
La ménopause s’accompagne parfois d’une augmentation de la fréquence des cystites. Pourtant les mécanismes de contamination sont identiques et les germes qui infectent les urines restent les mêmes que chez la femme plus jeune.
Alors comment expliquer ce changement ? Les importantes modifications hormonales qui accompagnent la ménopause retentissent sur les parois du vagin et de l’urètre, le canal urinaire. En l’absence d’un traitement permettant de compenser ce déséquilibre, les muqueuses s’assèchent progressivement, se fragilisent et même s’atrophient. La flore vaginale change et se raréfie, favorisant la colonisation par d’autres germes. Enfin des transformations anatomiques surviennent au niveau de l’orifice urinaire ou des parois vaginales.
Il peut s’agir de lointaines conséquences des accouchements, d’un prolapsus -ce qu’on appelle aussi une descente d’organes- ou encore d’un relâchement des muscles de la vessie accompagné de fuites urinaires à l’effort, à la toux ou au rire. Enfin, avec les années, la femme accentue sa tendance naturelle à boire insuffisamment et à se constiper. Tous ces facteurs se conjuguent pour favoriser à partir de la cinquantaine la répétition des cystites, dont chaque épisode doit bien sûr être soigné.
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