Quelle contraception après une IVG ?
[mis à jour le 13 avril 2011 à 16h12]
Environ 700 000 naissances chaque année en France et… 200 000 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ! Le constat est alarmant : près d’une grossesse sur cinq dans notre pays, se termine par une interruption volontaire. Comment réduire cette proportion, et les nombreuses situations de détresse qui lui sont inhérentes ? Par « davantage de prévention et d’information sur les méthodes de contraception », insiste l’IGAS !
« Caractérisé par un très fort taux de diffusion des méthodes médicales, le modèle français de contraception n’a pas l’efficacité que l’on pourrait en attendre ». Dans un rapport rendu public fin 2009, deux membres de l’Inspection générale des Affaires sociales (IGAS) - Claire Aubin et Danièle Jourdain Menninger – dressaient un constat peu brillant.
Elles insistaient pour recourir aux méthodes de contraception réversibles de longue durée. C’est-à-dire l’implant contraceptif et les contraceptions intra-utérines qui semblent d’ailleurs séduire de plus en plus de femmes jeunes. Pour en avoir le cœur net, des médecins néo-zélandais exerçant dans un centre d’IVG, ont récemment conduit une campagne d’information de 10 semaines sur la contraception intra-utérine au cuivre et hormonale. Elle était destinée aux femmes bien sûr, mais aussi… à leurs médecins.
Les auteurs expliquent ainsi que « l’utilisation de méthodes de contraception réversible de longue durée a enregistré une forte augmentation durant la période couverte par l’étude. Il est donc possible d’accélérer le recours à cette méthode, à condition notamment de prendre le temps d’en expliquer le mode d’action et les bénéfices ». En termes notamment d’efficacité – sur 5 ans – et donc de diminution du risque de nouvelle IVG.
Aller plus loin : Rapport de l’IGAS sur La prévention des grossesses non-désirées : contraception et contraception d’urgence.
36 dépêche(s)
Contraception des mineures : le paradoxe français
Pilule et phlébite : l’AFSSaPS rassure
Ces pilules qui miment les hormones naturelles
Contraception orale : la drospirénone inquiète les autorités canadiennes
Contraception : développer toutes les méthodes
Contraception : les sportives sous-informées
En octobre, une nouvelle génération de « pilule d’urgence »
2 dossier(s)




