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24 mai 2012


Randomiser : au nom de l’éthique

[15 janvier 2006 - 00h00]
[mis à jour le 16 mai 2007 à 16h21]

Après les notions de double aveugle et de placebo, arrêtons-nous aujourd’hui sur ce concept de randomisation. Une expression d’origine anglaise qui vient de random qui signifie ’fortuit’, ’au hasard’.

Totalement admis dans la langue française, le verbe randomiser appartient au domaine lexical de la statistique. Il décrit toute action qui consiste "à introduire un élément aléatoire dans un calcul ou un raisonnement" (in Petit Larousse Grand Format).

En médecine, une étude est dite randomisée lorsque l’équipe de recherche en charge d’un essai dispose de deux lots de " médicaments " (dont un placebo) et répartit aléatoirement les malades dans les groupes qui recevront l’un ou l’autre lots. Autrement dit, les médecins ne décident pas de façon arbitraire de donner le médicament évalué à un malade X et le produit inerte à un malade Y. Un choix qui serait inacceptable sur le plan éthique...

Et puisqu’il est question d’éthique, pour que celle-ci soit sauve, il faut bien entendu que les médecins aient clairement expliqué tous ces aspects de leur travail au patient. Afin que ce dernier puisse déterminer en pleine connaissance de cause s’il accepte ou non de participer. C’est ce que l’on appelle le consentement éclairé du malade.


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