Suspicion de rage animale en Vendée
C’est l’attente en Vendée, après la mort suspecte le 7 août dernier, d’un chiot que ses propriétaires avaient rapporté du Maroc quelques jours plus tôt. S’agit-il d’un cas de rage ? « Les résultats d’analyses nous seront communiqués demain après-midi par l’Institut Pasteur de Paris », nous a confirmé la préfecture.
Une enquête épidémiologique, coordonnée par l’Agence régionale de Santé des Pays-de-la-Loire, est en cours. Toutes les personnes qui auraient été en contact avec l’animal sont en phase d’identification. Certaines auraient déjà été mises en relation avec le centre antirabique du CHU de Nantes.
La procédure n’est pas exceptionnelle. En 2008 en France, près de 4 900 personnes ont reçu un traitement post-exposition. « Cela ne signifie pas qu’elles ont été contaminées, mais qu’une suspicion existait, impliquant l’application du principe de précaution », précise l’Institut Pasteur de Paris.
La préfecture de Vendée redoute de se trouver en présence d’un cas de rage animale, près de 4 ans après un épisode survenu dans ce même département. A l’automne 2007 en effet, une vaste enquête avait été conduite dans le sud-Vendée après la mort d’un chat « enragé » à Fontenay-le-Comte. Il avait été contaminé par des chauves-souris.
Un chiot importé illégalement ?
Dans le cas d’espèces, la Préfecture n’a pas souhaité préciser si le chiot avait été importé légalement ou non depuis le Maroc. La piste de l’illégalité est loin d’être écartée, étant donné notamment le jeune âge de l’animal. Les conditions d’importation des chiens ou des chats depuis l’extérieur de l’Union européenne, sont pourtant claires. Outre l’identification par tatouage ou micropuce de l’animal qui est impérative, les règlements sanitaires exigent que :
la vaccination antirabique soit en cours de validité. « Une prise de sang pour titrer les anticorps antirabiques dans un laboratoire agréé doit avoir été réalisée au moins 3 mois avant l’arrivée (de l’animal) dans l’Union européenne », précise le département Santé et Transports des animaux du ministère de l’agriculture ;
Un certificat médical sanitaire est également obligatoire. Il doit être établi par un vétérinaire et être accompagné des justificatifs de vaccination contre la rage.
Rappelons qu’en France, l’entrée d’animaux non identifiés et non vaccinés, originaires de pays non-indemnes de rage, est absolument interdite.
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