Syndrome du choc toxique : un risque réel mais « anecdotique »
Sur toutes les notices d’utilisation de tampons périodiques, des indications détaillées - et parfois ressenties comme anxiogènes - alertent les jeunes femmes sur le risque de syndrome du choc toxique (SCT). Extrêmement rare, ce dernier ne doit pas dissuader les femmes d’utiliser ces protections.
« Anecdotique ». Le Dr Edouard Vaucel, gynécologue-obstétricien au CHU de Nantes, insiste sur ce qualificatif. « Le nombre de cas de syndrome du choc toxique observés chaque année en France, est inférieur à 10 ». Dû à des toxines sécrétées par des staphylocoques dorés, le choc provoque de la fièvre, des vomissements, une diarrhée, des pertes de connaissance et des étourdissements, un rash cutané ainsi qu’une hypotension. En quelques heures, une atteinte multi-viscérale peut être constatée. Mais le risque rappelons-le, est infime.
« Il semblerait que le facteur déterminant soit la capacité d’absorption » du tampon, ajoute le Dr Vaucel. Une femme utilisant un tampon trop absorbant pour son flux menstruel serait plus exposée au risque d’être victime d’un SCT. Recherche de sécurité oblige, les producteurs de tampons ont commencé d’apposer ces recommandations et mises en garde sur leurs emballages depuis la fin des années 80.
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