Un baromètre nommé fréquence cardiaque
[mis à jour le 9 octobre 2006 à 15h27]
Une simple mesure de la fréquence cardiaque pourrait aider à prévoir... l’imprévisible : le risque de mort subite. Cette hypothèse porteurse d’espoirs a marqué l’ouverture des soixantièmes Entretiens de Bichat, hier à la Faculté de Médecine de Paris.
Cardiologue à l’Hôpital européen Georges Pompidou, le Dr Xavier Jouven a <étudié la relation entre l’évolution de la fréquence cardiaque avant, pendant et après l’effort, et la mortalité cardiovasculaire chez des sujets en bonne santé. De son travail, trois facteurs de risque de mort subite ressortent de façon spectaculaire : une fréquence cardiaque élevée au repos, une augmentation insuffisante de cette dernière lors d’un effort et enfin, une diminution trop faible après l’exercice.
"Un paramètre clinique aussi simple que la fréquence cardiaque mérite d’être pris en compte" a-t-il expliqué. "Immédiatement accessible et possédant une bonne sensibilité, il rend compte de certains déséquilibres physiopathologiques". C’est une avancée plus considérable qu’il y paraît. Elle est en effet susceptible d’"ouvrir la voie à des possibilités de dépistage chez des sujets à risque, mais aussi à des recherches thérapeutiques".
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