Un herpès trop sucré ?
Un virus herpétique comme facteur déclenchant d’un diabète « atypique » ? C’est l’hypothèse de chercheurs de l’Institut national de la Santé et de la Recherche (INSERM) en France, qui se sont penchés sur ce diabète de type 2 d’un genre particulier. Appelé diabète cétonurique, il est particulièrement observé parmi les populations d’Afrique subsaharienne.
Sa caractéristique : la soudaineté de son apparition. L’étude s’est déroulée entre janvier 2004 et juillet 2005, concernant 187 patients originaires d’Afrique subsaharienne : 81 souffraient de diabète cétonurique, 106 de diabète de type 2 « classique ». Grâce à la biologie moléculaire, les auteurs ont recherché « la présence d’anticorps dirigés contre les antigènes du virus de l’herpès humain de type 8 (HHV-8) ». Le choix du virus-candidat ne tient pas au hasard : dans cette région du monde, 30% à 60% des adultes en seraient porteurs.
La prévalence de l’infection à HHV-8 s’est révélée presque 6 fois plus élevée chez les patients souffrant de diabète cétonurique, que chez les diabétiques de type 2. Pour les auteurs, ces données suggèrent que « l’infection par HHV-8 est responsable de l’apparition du diabète cétonurique ». Ces derniers précisent toutefois que « ces résultats préliminaires demandent maintenant à être vérifiés à plus grande échelle et dans le cadre d’études longitudinales ».
85 dépêche(s)
Contre la bilharziose, des efforts décuplés
Epidémie de bronchiolite : un début précoce
Un centre français pour lutter contre les maladies infectieuses
Grippe, gastro : un calme bien précaire ?
Le virus du Nil occidental s’implante en Europe
Vaccin : la baisse des prix sauve des vies
Dengue, chikungunya, les moustiques « français » sous surveillance




